Souffrance et effort

« La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute ». 

Nelson Mandela 

Coucou,

Je lisais un livre qui parlait d’effort et je me suis rendue compte à quel point on pouvait confondre l’effort et la souffrance, ou du moins penser que ces deux notions allaient de pair.

Souffrance et effort ne sont pas synonymes. Souvent, nous confondons le fait de fournir des efforts avec le fait de ressentir de la souffrance, de la douleur. Or, nous pouvons parfaitement être heureux en fournissant des efforts. Il est même nécessaire de relever des défis, de se challenger pour connaitre le bonheur. On croit que pour être heureux, il faut mener une existence oisive. Nous en avons l’exemple type avec Adam et Eve : ils vivaient sans travailler, sans fournir le moindre effort pour avoir ce qu’ils désiraient, ne prévoyaient pas l’avenir. Et puis ils ont goûté au fruit défendu et leur sanction a été de gagner leur pain à la sueur de leur front.

« La notion de labeur acharné comme châtiment est si bien ancrée dans nos civilisations que nous inclinons à dépeindre le paradis- lieu idéal de l’existence idéale- comme exempt de toute peine, et bien sûr de travail. Il s’avère pourtant qu’en ce bas monde pour être heureux on a besoin de travailler. » Tal Ben-Shahar.

En y réfléchissant vraiment, serais-tu heureux si tu passais ton temps à… ne rien faire. Ta nourriture est apportée chaque jour, avant même que tu n’aies faim, tu as de l’argent à profusion, aucun défi à relever, aucun challenge, aucun projet, tu passes tes journées à regarder Netflix. Serais-tu heureux.se ? Moi non, ça m’ennuierait au bout d’un certain temps. Je crois même que je finirais par déprimer un peu. 

Voir ses désirs comblés sans effort ne laisse aucune place à l’espoir, aux aspirations, et au combat.

Voyons les définitions de ces deux mots.
La souffrance est le fait de souffrir, c’est un état prolongé de douleur physique ou morale. Alors que l’effort est la mobilisation volontaire de forces physiques, intellectuelles, morales en vue de résister ou pour vaincre une résistance. Ainsi dans l’effort on utilise ses capacités, ses aptitudes volontairement, alors que dans la souffrance on subit quelque chose de douloureux.
L’effort nous permet de nous dépasser, d’en apprendre davantage sur nous ou la vie.

Je pense que parfois, l’effort nécessaire à atteindre son objectif est tellement grand, tellement en inadéquation avec nos aptitudes, qu’il se transforme en souffrance.

Il n’y a pas très longtemps j’ai fait une randonnée de 2h à la soufrière (le volcan de Guadeloupe). J’ai fourni un effort pour atteindre le sommet. Et cela me plaisait, cet effort me rendait heureuse, parce que j’aime marcher dans un but précis au milieu d’un paysage magnifique. Mais si une personne ayant des rhumatismes sévères, par exemple, faisait cette même randonnée, les efforts à fournir seraient trop grands par rapport à ses aptitudes, et se transformeraient en véritable souffrance.

Il faut donc trouver le bon dosage entre effort et aptitude.
D’ailleurs l’équilibre entre effort et aptitude permet de rentrer dans un état de flux. Est-ce que tu connais ? J’en parlerai prochainement…
 
J’espère que cette newsletter t’a plu. N’hésite pas à me répondre si tu souhaites échanger sur la notion d’effort.

À bientôt.
Peace

PS: as-tu écouté mon dernier podcast ? Je te parle des chakras, leurs fonctions, leurs symboles, les signes qui montrent qu’ils sont équilibrés, bloqués ou surdéveloppés.  N’hésite pas à commenter et à me donner ton avis. 
https://www.youtube.com/watch?v=s3bhZcUu1gk&t=65s
 

L’injonction au bonheur

Bonjour à tous ! Je vous parle dans ce podcast de l’injonction au bonheur qui circule ces dernières années; Vous pouvez l’écouter en suivant ce lien :

https://soundcloud.com/natyrel-natirel/injonction-au-bonheur

Ou lire la version écrite:

L’injonction du bonheur

Introduction


Salut à tous j’espère que vous allez bien par cette période très particulière que nous traversons. J’espère également que vous allez porter un bel accueil à mon tout premier podcast qui a pour thème le bonheur. Vaste sujet me direz vous.
Pour commencer, je suis une personne optimiste, très optimiste. J’ai la foi dans des situations où beaucoup laisseraient tomber rapidement. Je ne saurais trop l’expliquer. Je crois que c’est simplement mon caractère. Cependant, malgré mon optimisme j’ai parfois de gros coup de blues qui surprennent certaines personnes qui me côtoient de près ou de loin. 

Je crois pourtant qu’il y a une différence entre être optimiste et vouloir être heureux tout le temps. L’injonction au bonheur que nous trouvons actuellement a le don de m’agacer. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, rappelons ce que signifie ces termes.

Définition

Selon le dictionnaire Larousse, l’optimisme est la disposition d’esprit qui incline à prendre les choses du bon côté, c’est la confiance dans l’issue favorable d’une situation . Le pessimisme, toujours selon le Larousse, est la tendance de quelqu’un qui, par caractère ou après réflexion, prévoit une issue fâcheuse aux événements, à la situation, qui en attend le pire. Enfin le bonheur est l’état de complète satisfaction.


Ces dernières années, avec le boom du développement personnel, nous sommes à la recherche de ce fameux bonheur, cet état de complète satisfaction. Et nombreux sont les coachs qui incitent à être dans cet état non stop : soyez heureux, trouvez votre passion et vous trouverez le bonheur, positive vibes, le bonheur, le bonheur… Alors je n’ai rien contre le bonheur bien sûr, on est tous mieux heureux que tristes. Mais c’est cette injonction au bonheur qui me fatigue, cette façon de montrer la vie que d’un seul point de vue. Comme si ressentir de la tristesse ou de la colère était quelque chose à bannir. Trop souvent dans cette injonction au bonheur nous oublions ces émotions dites négatives.

Psychologie positive

Martin Seligman dans son livre « l’école de l’optimisme », nous dit : « Pourtant, le mal être est nécessaire pour apprendre l’optimisme et échapper à la détresse. (…) Il ne s’agit pas de simples désagréments, ils sont cruciaux, car chacun est porteur d’un message. L’anxiété nous prévient d’un danger imminent. La tristesse nous informe d’une menace de perte. La colère nous dit que quelque chose empiète notre domaine.  »
Ce que nous dit Seligman ici, c’est que c’est donc grâce à ces émotions dites négatives que nous pouvons évoluer, grandir et satisfaire encore un peu plus nos besoins quand nous les écoutons.  C’est en utilisant l’optimisme que nous pouvons transformer des situations défavorables en situation propices. Mais ce n’est certainement pas en niant nos émotions négatives, en feignant d’être heureux, en feignant d’être dans un état de complète satisfaction. Lorsque nous sommes tristes de façon juste et vrai, et que nous l’acceptons, nous pouvons ensuite décider de ce qui est le mieux pour nous.

Même si, moi la première, on entend durant ce confinement qu’il faut voir le côté positif de cette situation,qu’il faut en profiter pour faire plein de choses ou pas, on a le droit d’être triste de ne voir personne, d’être en colère contre la société, d’être fatigué d’entendre ses enfants crier toute la journée ou d’être jaloux de ceux qui vivent dans de grandes maisons avec jardin pendant que nous sommes enfermés dans un petit appartement. Le bonheur n’est pas constant, heureusement ! Mais qu’est ce que ces émotions peuvent m’apprendre sur moi, sur ma situation, sur mes besoins ?

Conte


J’aimerais étoffer mon propos par ce conte amérindien très connu.
« Un soir, un vieil indien Cherokee raconte à son petit-fils l’histoire de la bataille intérieure qui existe chez les gens et lui dit :

Mon fils, il y a une bataille entre deux loups à l’intérieur de nous tous.

L’un est le Mal : C’est la colère, l’envie, la jalousie, la tristesse, le regret, l’avidité, l’arrogance, la honte, le rejet, l’infériorité, le mensonge, la fierté, la supériorité, et l’égo.

L’autre est le Bien : C’est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi. »

Le petit fils songea à cette histoire pendant un instant et demanda à son grand-père :

Lequel des deux loups gagne ?

Le vieux Cherokee répondit simplement :  Celui que tu nourris. ».

Il y a donc une bataille constante entre le bien et le mal. Les émotions négatives sont là en nous, prêtes à jaillir à tout moment, parfois nous les nourrissons parce qu’elles ont faim . Mais, et c’est là toute la nuance que certains oublient de faire, il ne faut pas trop leur donner à manger. Il faut les accepter, elles sont là et vont se montrer tôt ou tard, mais il faut les maîtriser par l’optimisme.  
Qu’est ce qu’être optimiste ?
Seligman nous explique encore que l’optimisme repose sur la façon dont on considère les causes d’un événement. Face à cet événement, on acquiert un style explicatif basé sur trois dimensions :

la permanence : « parfois » par rapport à « toujours ». Le pessimiste croit que l’événement négatif durera « toujours », l’optimiste pense que c’est temporaire.

l’omniprésence : général ou particulier. Face à l’échec, le pessimiste généralise « je suis nul », l’optimiste le rapporte à un fait particulier « je suis nul en écriture ».

la personnalisation : le fait de décider qui est fautif. Moi l’autre l’événement.

Je pense donc qu’au lieu d’annihiler certaines émotions il faut tirer partie de chacune d’elles. Chaque émotion a un message important à nous transmettre : ne soyons pas dans l’extrême déversement de tristesse et de colère mais ne soyons pas non plus à l’inverse dans l’extrême déversement de fausse joie.

Voilà j’espère que ce podcast vous aura plu. N’hésitez pas à partager et à commenter. PEACE !